Antoine de Saint-Exupéry : la vérité sur sa mort 60 ans après

Dans de nombreux livres, sur de nombreux sites internet, les circonstances de la mort de Saint-Exupéry ne sont toujours pas explicitées ; jusqu’à très peu de temps, on ne connaissait ni le lieu exact, ni les circonstances de sa disparition. A partir de sources les plus proches possibles des découvreurs, cet article a pour but d’énumérer les principales péripéties de l’enquête émaillée de quelques fausses pistes.
Première publication : 5 avril 2013. Mise à jour : 23 octobre 2016.

Biographie
L’enfant

Jean de Saint-Exupéry rencontre Marie Boyer de Fonscolombe, arrachée à sa Provence natale. Il l’épouse le 8 juin 1896 et le couple s’installe à Lyon.

Antoine, né le 29 juin 1900 à Lyon, est le troisième d’une famille de cinq enfants. Turbulent et désordonné, Antoine invente continuellement des jeux en exigeant des autres de s’y soumettre. Il écrit des vers et se fâche quand on ne l’écoute pas avec attention. Il fait preuve d’une étonnante curiosité pour les moteurs, les trains et les engins volants. Plus tard, il déposera quelques brevet d’invention à l’INPI.

Le pilote
  • Antoine vole la première fois en juillet 1912. Ayant obtenu son brevet civil en 1921, il reçoit une formation de pilote militaire au Maroc, dans les environs de Casablanca où il est muté le 2 août 1921. De retour du Maroc il est dirigé sur Istres (Bouches-du-Rhône) où il s’entraîne sur un vieil avion Caudron G3. Le 23 décembre 1921, il obtient son brevet de pilote militaire. Le 5 février 1922, il est nommé Caporal. Le 3 avril 1922, il est admis élèveofficier de réserveIl a une réputation d’incorrigible distrait.
  • Sur recommandation d’un ami de la famille, le général Barès, Antoine de Saint-Exupéry est engagé par la Compagnie aérienne française (C.A.F.) en 1924.
  • En 1926, Antoine de Saint-Exupéry est recruté par Didier Daurat à Toulouse Montaudran ; il fait son entrée à la Compagnie Générale d’Entreprise Aéronautique (C.G.E.A.), dirigée entre autres par Pierre-Georges Latécoère. Enfin,il rejoint la famille des pilotes Jean Mermoz et Henri Guillaumet.
  • En avril 1931, à Agay (Var) où réside sa soeur, il se marie avec Consuelo Suncin, à la fois écrivaine et artiste salvadorienne qu’il a connue à Buenos Aires. Elle décèdera en 1979.
  • Après une année au service du courrier, Antoine de Saint-Exupéry est nommé chef d’aéroplace à Cap Juby (Tarfaya). En décembre 1935, il se lance dans le raid Paris-Saigon.
  • En janvier 1938, il renouvelle l’aventure et tente le raid New-York-Terre de Feu sur son nouveau Simoun modèle C635. Accompagné du fidèle André Prévost, il embarque à bord du paquebot Ile de France, emportant le Simoun démonté.
  • Dans les jours qui suivent la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne le 3 septembre 1939, Antoine de Saint-Exupéry est mobilisé. Il est affecté à la base de Toulouse-Francazal dans une unité de bombardiers où il doit suivre des cours de formation. Cette situation à l’arrière lui déplaît : il veut voler.
  • Le 1er avril 1943, désespéré de ne pas servir son pays, il obtient de la mission Béthouart un ordre de mobilisation. Désormais, les hommes sont intégrés dans le groupe de reconnaissance photographique commandé par le colonel E. Roosevelt. Les appareils de son groupe sont des Lightning P38 ; le règlement établi par les Américains interdit à ceux ayant dépassé la trentaine de piloter ces engins (650 km/heure, 13000 m d’altitude). Il est âgé de 43 ans. Avec une dispense exceptionnelle, en juin 1943, il est autorisé à voler. Le 19 juin, il est reconnu provisoirement apte à voler en P38.
  • Le 25 juin 1943, il est promu commandant et le 29 juin il subit avec succès un test médical. Le 2 juillet, il suit son unité à La Marsa (Tunisie). Le 21 juillet, il effectue sa première mission de reconnaissance au-dessus de la Côte d’Azur. Au retour de la seconde, des incidents de pilotage et une certaine nonchalance en ce qui concerne les consignes techniques lui valent d’être suspendu de vol le 1er août 1943.
  • Après avoir multiplié les entrevues et les suppliques, il obtient l’autorisation de voler à nouveau. Il est affecté à la 31escadre de bombardement début avril 1944. Le 16 mai 1944, il obtient son détachement de la 31e escadre (Sardaigne). Le 14 juin, son premier vol de reconnaissance se déroule au-dessus de Rodez et d’Albi. Le 23 juin, sa seconde mission l’emmène vers Avignon. Le 29 juin, jour de son anniversaire, il vole au-dessus de Grenoble.
  • Le 17 juillet 1944, son unité est transférée à Borgo (Corse) : de là, les hommes doivent préparer le débarquement de Provence.
  • Le 31 juillet 1944, il prend place dans le Lightning n°223 pour une mission de reconnaissance sur la région de Grenoble et Annecy. À 8h35, il décolle de la base de Borgo sa dixième mission dont il ne reviendra jamais. C’est sans doute René Gavoille qui écrira sur le carnet d’activité aérienne, une simple mention : « Mission photo en haute altitude sur le sud de la France. Non rentré. »

Eléments extraits du site officiel 

Quelques unes de ses oeuvres

Écrit pendant son séjour en Argentine, Vol de nuit reçoit un accueil enthousiaste des lecteurs dés sa parution en 1931.

Conte poétique et philosophique, Le Petit Prince est d’abord publié aux États-Unis en avril 1943 puis en France en 1946.

Antoine de Saint-Exupéry débute son activité journalistique en 1932 en livrant ses premiers articles à la revue Marianne nouvellement créée par Gaston Gallimard.

Enquête sur les circonstances de sa disparition

Près de 60 années durant, en dépit de multiples tentatives, le mystère de cette disparition ne sera jamais élucidé.

Un témoignage de 1944 qui prendra tout son sens bien plus tard

Voici quelques années, des copains de Raymond Cantier qui sont dans l’aviation, ont fait le rapprochement entre le témoignage de leur ami et la disparition de Saint-Exupéry.

Je faisais partie d’une petite structure de la Résistance, Jeune République, que dirigeait un gars qui s’appelait René Monory. […] Ce jour-là, avec des copains, nous étions coincés près de Marseilleveyre, à cause des soldats allemands d’une casemate. On se planquait quand j’ai vu un avion allié pris en chasse par un Allemand. […] J’ai dit à un de mes amis : ’Il ne va pas s’en sortir’. […] Les deux avions se suivaient d’assez près. L’Allemand a tiré, l’avion est tombé en mer… R. Cantier

Disparition de Saint-Exupéry : l’allemand a tiré, l’avion est tombé en mer, La Provence

L’hypothèse de 1994 : le cimetière de Carqueiranne

En 1994, une controverse avait surgi autour de nouveaux témoignages, contestés par la famille, affirmant que l’écrivain était enterré dans un cimetière de Carqueiranne, une petite commune du littoral varois. C’est le corps d’un homme

âgé de trente à quarante ans, taille d’environ un mètre soixante quinze, de corpulence vigoureuse, […] auquel adhéraient encore quelques lambeaux d’effets militaires

qui avait été repêché au large de la ville le 3 septembre 1944. La famille du pilote écrivain s’était toujours refusée à son exhumation.

Les expéditions : dans la baie des Anges, 1992 et Giens, 1993

En 1981, Daniel Décot, historien spécialiste de l’aviation, exhume un rapport de la Luftwaffe où l’aspirant Robert Heichele affirme avoir été attaqué ce fameux 31 juillet 1944 par le double fuselage si caractéristique d’un Lightning au-dessus de Castellane. L’Allemand aurait descendu son ennemi en combat singulier, avant de le voir s’abîmer en mer à 12 h 5, à une dizaine de kilomètres au sud de Saint-Raphaël.

Le témoignage de Robert Heichele relance l’enquête ; une expédition de recherches, en octobre 1992, est financée par le Champagne Louis Roederer – dans la baie des Anges, non loin de Nice. A bord du Suroît, navire de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), les compagnons de route de Saint-Ex, René Gavoille et Jean Israël, ainsi que Frédéric, le petit-neveu de l’aviateur. Pendant quinze jours, les moyens les plus perfectionnés sont utilisés pour localiser l’avion. Sans succès.

Une seconde campagne, dans le golfe de Giens est un nouvel échec.

La pêche miraculeuse de Jean-Claude Bianco, le 7 septembre 1998.

En découvrant, par hasard, le bijou de l’écrivain, Jean-Claude Bianco, pêcheur marseillais propriétaire du chalutier l’Horizon, relance l’affaire contre son gré. Le 7 septembre 1998, ses filets remontent une drôle de concrétion calcaire où brille la chaîne en argent. Outre les nom et prénom du pilote disparu et celui, entre parenthèses, de sa femme, se lisent sur deux autres lignes : « c/o Reynal & Hitchcock », puis « 386, 4th Ave. NYC USA », les éditeurs de l’auteur et leur adresse.

Après moult hésitations, il décide de le montrer à l’une des autorités maritimes les plus populaires de Marseille, Henri-Germain Delauze, patron de la Comex, une entreprise spécialisée en ingénierie sous-marine. Durant un mois et demi, la Comex va discrètement travailler jusqu’à explorer une bonne centaine de kilomètres carrés sans trouver l’avion. Les descendants de l’écrivain sont furieux de ne pas avoir été prévenus plus tôt.

Archives de l’INA, 28 octobre 1998

Certains héritiers de l’écrivain, affirmant que l’auteur n’avait jamais porté un tel bijou, verront dans cette pêche miraculeuse un simple poisson d’avril, tandis que des historiens mettront en doute la parole du pêcheur. Extrait de La Croix du 8 avril 2004. Même un journaliste de Science et Vie (‘la bonne affaire de la gourmette’, n°977, 1999) doutera de l’authenticité de la gourmette en arguant, entre autres, qu’il n’existait aucune photo de Saint-Exupéry avec une gourmette. Jusqu’à ce que les expertises enfin réalisées donnent tort à ces opposants. Jean-Claude Bianco, meurtri, est réhabilité puis fait chevalier de la Légion d’Honneur. Hommage à Jean-Claude Bianco, site de Jean-Claude Gaudin

Quelques débris d’avion retrouvés par le plongeur Luc Vanrell, mai 2000

L’épopée de la gourmette attise l’intérêt de tous les plongeurs marseillais. Les témoignages se multiplient, comme celui de Jean-Claude Cayol persuadé d’avoir entr’aperçu au large de Cassis une queue de P 38. Pour en avoir le coeur net, il prend la mer, le 20 avril 1999, accompagné de l’incontournable Delauze et de Philippe Castellano. Il s’agit bien d’un Ligthning…

Luc Vanrell, un plongeur professionnel de 41 ans, lui aussi, a repéré jadis une petite épave non fouillée, à quelques encablures de l’île de Riou. Il reprend ses clichés, les compare avec des manuels américains, et croit déceler un train d’atterrissage de Lightning. Il apprend ainsi que le jour de sa mort, il volait sur un modèle tardif et modifié, livré brut d’usine, couleur aluminium : moteur plus gros, turbo modernisé et nouveaux trains d’atterrissage. Castellano lui transmet la liste des 42 Lightning perdus en Provence entre 1943 et 1945 dont une douzaine seulement tombés en mer : cinq parmi les 12 étaient des versions élaborées ; or, quatre d’entre eux ont déjà été identifiés. Trouver le dernier revient donc à mettre la main sur celui de l’écrivain. Ce que fait Vanrell, le 24 mai 2000, en se rendant de nouveau sur le site, à 85 mètres de profondeur :

Un à un, j’ai vérifié les différents éléments jusqu’à apercevoir une boîte à clapets que seul un P-38 modifié pouvait receler.

Il déclare deux épaves d’avion au Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines : une est un Messerschmitt et l’autre un P38 Lightning. Officiellement, il devient, selon le terme consacré, l’inventeur de l’avion d’Antoine de saint-Exupéry. Des voix s’élèvent aussitôt pour mettre en doute cette découverte. Pour éviter que cette polémique ne prenne de l’ampleur, le PDG de la Comex, Henri-Germain Delauze, annonce qu’il est prêt à envoyer sur la zone des engins télécommandés à la recherche de preuves formelles.

L’expertise des débris, fin 2003

Fin 2003, Henri-Germain Delauze, le patron de la Comex, finit par obtenir l’autorisation de remonter les débris à la surface les expertiser. Quelques semaines plus tard, Philippe Castellano (président d’Aéro-relic, organisation spécialisée dans la Recherche, la Localisation et l’Identification de Crashes) et Brian Cyvoct retrouvaient un numéro de série dans le repli d’une tôle mais aucune marque ou trace de perforation par un possible tir n’était décelée sur le faible pourcentage d’avion récupéré. Une preuve indiscutable, mais qui ne tranchait pas la question ultime : comment Saint-Ex était-il tombé là ?

Le F-5B Lightning de l’ile du Riou , Bouches-du-Rhône, France, site aero-relic.org

Immersion – Luc Vanrell et l’épave de Saint-Exupéry, site plongeur.com

Saint-Exupéry : suite et fin, l’express, 21 juin 2004

Le squelette de l’île de Riou, 2008

Alors qu’il travaille sur l’identification de l’épave d’un avion allemand tombé non loin de Riou, entre 56 à 77m de fond, Vanrell se souvient brusquement de cette curieuse affaire de squelette retrouvé par le Dr Albert : et s’il s’agissait de celui de Saint-Ex ?

C’est en cherchant à comprendre le mécanisme du remplissage de « la fontaine des Grecs », sur l’île de Riou, que le Dr Georges Albert, un médecin marseillais passionné d’archéologie, découvrait, en novembre 1964, un squelette, bras repliés sur sa poitrine. Vanrell retrouve la fille du docteur qui a conservé les restes du squelette et confie le crâne et une vertèbre à l’anthropologue marseillais Michel Signoli, chercheur au CNRS et spécialiste des charniers. Le scientifique estime que les ossements sont ceux d’un homme très « actuel » (contrairement à une précédente information qui le datait d’il y a 500 ans !), âgé d’environ 20 à 25 ans. Il ne s’agit donc pas de Saint-Ex.

Il continue son enquête et identifie l’avion allemand : il s’agit d’un Messerschmitt Bf-109F4 […]. Les archives allemandes permettent de retrouver son pilote : le prince Fürst zu Bentheim. Contacté par Luc Vanrell, son frère cadet Christian accepte alors de se prêter à un test ADN qui se révèle positif ; le squelette est donc celui du pilote allemand, mort le 2 décembre 1943 : Alexis zu Bentheim und Steinfurt, abattu par des P-38 américains lors du bombardement du port de Marseille le 2/12/1943.

Le mystère du squelette de l’île de Riou , La Provence, octobre 2008

Riou et les calanques du docteur Georges Albert

Une enquête longue jusqu’à un pilote de la Lüftwaffe, mars 2008

Grâce à Christian, le frère du pilote allemand, lui-même ancien pilote de la Lüftwaffe, Luc Vanrell et son compère allemand Lino von Gartzen remontent jusqu’à Horst Rippert.

Le 31 juillet 1944, deux semaines avant le débarquement des alliés en Provence, Horst Rippert est en alerte sur l’aérodrome des Milles. À la mi-journée, il reçoit l’ordre de décoller : les radars ont repéré un avion ennemi qui croisait à très haute altitude au-dessus d’Annecy, avant de mettre le cap au sud et de disparaître des écrans. Alors qu’il oblique vers Toulon pour rentrer à la base, il aperçoit un Lightning volant vers Marseille, 3000 m plus bas. Il le suit à distance, le voit amorcer un virage vers le large, puis un autre vers la terre.

J’ai plongé dans sa direction et j’ai tiré, non pas sur le fuselage, mais sur les ailes. Je l’ai touché. Le zinc s’est abîmé. Droit dans l’eau. Il s’est écrasé en mer. Personne n’a sauté. Le pilote, je ne l’ai pas vu. J’ai appris quelques jours après que c’était Saint-Exupéry. J’ai espéré, et j’espère toujours, que ce n’était pas lui. […] J’aimais le personnage. Si j’avais su, je n’aurais pas tiré. Pas sur lui.

Néanmoins, la destruction de cet avion n’est pas mentionnée dans les rapports officiels de la base Allemande et il n’y avait pas de co-pilote en guise de témoin. Patrick Cousteau, journaliste de Minute, ayant fouillé le passé de Horst Rippert, découvre que ce pilote gâteux serait mythomane : il s’est déjà fait passer pour un autre, se dit lieutenant alors qu’il est adjudant. Voir le site Aventures de l’histoire contre-enquête de celle du Figaro A la recherche de l’avion perdu

St-Ex n’avait pas d’armement à bord, mais des appareils photos. Il cherchait des installations militaires à photographier, c’est pourquoi il volait bas. Ecoutant les messages radios des alliés, les allemands auraient appris que St-Exupéry, l’aviateur mythique, n’était pas rentré à sa base. Ils auraient gardé le silence pendant 63 ans.

Ils ont retrouvé le pilote qui a abattu saint-Exupéry, 15 mars 2008 la Provence

Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leurs vertus de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier. Antoine de Saint-Exupéry

Après : en mémoire de Saint-Ex.

La gourmette et les morceaux de son P38 sont désormais au musée de l’air et de l’aviation du Bourget.
Quiz sur Saint-Exupéry (plusieurs réponses se trouvent dans l’article)
Les miragesLa Patrouille de France, trois Mirages de la base d’Istres, un Lockheed Lightning d’époque, un chasseur de mines de la Marine nationale… 65 ans après sa disparition en vol, c’est un hommage solennel et spectaculaire que la ville de Marseille rendra, demain à 11h, au commandant Antoine de Saint-Exupéry.

Lors de la cérémonie, François d’Agay – président de la succession – reconnaissant l’authenticité de la gourmette, a déclaré :

Pendant soixante ans, nous sommes restés dans le mystère, mais tout a changé aujourd’hui grâce à une gourmette puis à une épave qui ont permis d’identifier le lieu où Saint-Exupéry est mort, son ultime sépulture. C’est la première fois que nous pouvons nous recueillir sur le théâtre du dernier acte d’une destinée exceptionnelle.

Show aérien pour Saint-Ex, La Provence, 30 juillet 2009

Cérémonie navale et aérienne dans la Cité phocéenne, site antoinedesaintexupery.com

La question sans réponse : que faisait Saint-Ex près de Marseille ?

Note : Information ajoutée le 23 octobre 2016 suite aux échanges avec un lecteur passionné par le sujet.

Le 31/07/1944 vers midi : aucun combat aérien n’a jamais été signalé au dessus de Marseille, ni dans les archives allemandes, ni dans les archives françaises. Aucune trace de tir sur l’appareil.
L’île de Riou se situe sur une route perpendiculaire et à 160 km environ du point de franchissement prévu pour son retour en Corse. Pas d’écrit sur cette anomalie.
En altitude, les missions de surveillance nécessitent des bouteilles d’oxygène pour la respiration du pilote ; Antoine consommait le double de la ration d’oxygène d’un jeune pilote. Il a pu subir une fois de plus le manque d’oxygène, s’évanouir et continuer sans s’en rendre compte vers Marseille, puis tomber dans l’eau un peu plus loin.
C’était sa dernière mission. A-t-il voulu survoler les lieux qui lui étaient chers ? Lire le témoignage du livre de C.A. GAVOILLE, filleul d’Antoine de Saint EXUPERY, page 113, cité dans la bibliographie.
Le matin du 31/07/44, Antoine de Saint-Exupéry a laissé dans sa chambre une lettre pour Nelly de Vogüé, celle qui s’est occupée de l’édition posthume de ses manuscrits. Son contenu ne nous est pas (encore) connu.

de-biot-a-riou-via-agay-et-la-moleLa question que personne n’a posée : « que faisait-il au-dessus de MARSEILLE le 31 juillet 1944 ? » Sa mission militaire prévoyait un retour en quasi ligne droite de LYON vers BORGO. […] L’hypothèse la plus plausible, que personne n’a encore illustrée publiquement : c’était sa dernière mission… aurait-il voulu survoler une dernière fois les 2 lieux mythiques de son enfance (AGAY puis LA MOLE) ? mon intime conviction est que OUI… Pascal Ha Pham (Fil de discussion sur google plus), Contact

Bibliographie

Fil de discussion argumenté sur la disparition de Saint-Exupéry sur Marseille Forum, avec des précisions de Cépé1, un des principaux acteurs de l’enquête cité dans cet article, et des commentaires d’un grand connaisseur des calanques stokofish  (il faut être inscrit et connecté sur le forum pour prendre connaissance de ce long fil)
Site totalement consacré à Antoine de Saint-Exupéry

Office du tourisme d’Agay

L’ultime secret, Jacques Pradel, Luc Vanrell, editions du Rocher, 2008
Le mystère englouti Saint-Exupéry, Jean-Claude Bianco, Philippe Cousinéditions Ramsay, 2008
Saint-Exupéry : la fin du mystère, Hervé Vaudoit, Philippe Castellano, Alexis Rosenfeld, Filipacchi, 2004
La Mémoire du Petit Prince Antoine de Saint-Exupéry, le journal d’une vie, Jean-Pierre Guéno, Jacob Duvernet, 2009
Antoine de Saint-Exupéry : « Journal d’une enquête » Et « la vérité jaillit des profondeurs marines », Philippe Castellano, Editions R.I.C., 2013
Antoine de saint Exupéry – témoignages inédits, Christian Antoine GAVOILLE, 2011 Romain Page Editions

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31 réponses à Antoine de Saint-Exupéry : la vérité sur sa mort 60 ans après

  1. belhadj boukhalfa dit :

    bonjour messieurs/dames , en surfant sur le web a la recherche d’indices sur des avions tombés à l’eau proche de Marseille, je suis tombé sur votre page web. Celle ci est très intéressante car en effet il y a quelques années avec quelques amis nous sommes allés dans les calanques de Marseille, nous avions décidés de prendre des chemins différents en coupant a travers les collines et nous retrouvant dans des endroits isolés à l’abris et c’est la que nous avons aperçu une carcasse d’avion avec un coté et tout son arriere sous l’eau; la partie visible de cette appareil était une aile rouillée reliée a un morceau de ferraille. Je ne suis pas expert en aviation et ne sais pas a quoi ressemblait l’avion de St Exupery et c’est pour cela que je tenais à vous faire part que vos informations sont très ressemblantes aux éléments que nous avions vu de nos propre yeux. Effectivement pour acceder a cet endroit nous n’avions pas pris un chemin tracé. Voila, je pense que vous connaissez l’ensemble des emplacements des carcasses d’avion et j’espere que celle ci n’est pas celle du fameux pilote, car je ne voudrais pas faire partie de ceux qui l’ont découvert. Je vous souhaite une bonne continuation.

  2. Carole dit :

    Bel article complet, merci pour la citation !

  3. Johne171 dit :

    Some really nice and useful information on this web site, also I conceive the style and design holds superb features.

  4. tony dit :

    trés belle article félicitation

  5. Pat dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce bel article.
    Je me permets d’ajouter à votre bibliographie un livre en deux tomes de Philippe Castellano publié en 2013 retraçant l’histoire de cette fabuleuse découverte. Je viens de le commander et l’attends avec impatience. Il est disponible à l’achat sur http://www.aero-relic.org/
    Bien cordialement.

  6. Merci pour cet article très complet. St Ex reste dans notre mémoire…

  7. Lapios dit :

    Simple message à tous ceux qui se posent des questions sur l’habillage de l’appareil Lightning P-38 -1- LO (le 223) d’Antoine de St Ex. Je peux l’appeler ainsi car il faisait « presque » partie de ma famille. Mes deux grands-pères (Lt Colonel Lapios et Cdt Delmas), perdus sur accident de bombardier presque au même endroit un an plus tard, 21 juillet 1945. Ils ont connu Antoine, d’autant plus que leurs familles étaient semble-t-il, proches ???
    Je n’ai malheureusement aucune photo du dernier P-38 d’Antoine, alors qu’il en a eu un autre avant, Bleu ciel « Haze ». Il semble d’après les écrits de mes grand-pères que le dernier sur lequel il est parti, est un P-38 (sous ref Revell 09401, en deux versions) mais version alu et non pas bleu Haze car ce dernier était trop ancien et en panne ce jour-là.
    Tous les écrits en ma possession me laissent à penser qu’il s’agit d’un P-38 F, réformé en LO pour reconnaissance aérienne, d’où aussi la cocarde française sur les bandeaux blancs US, car appareil affecté au dernier moment (rebaptisé 223) par les USA pour Antoine. A savoir que sa qualification de pilote était remise en cause au mois d’Août !! Il ne l’a pas supporté, et mon avis est qu’il est parti comme le Petit Prince et non pas à cause d’un Me 109 FB près de Riou !!
    =================
    Pour les amis maquettistes : le P-38 de St Ex était ALU, très usé, mais alu sauf noir mat anti-reflets. et surtout, cocardes françaises sur bandes américaines, ça j’en suis sûr.

    • Jean-Louis Chollet dit :

      Bonsoir,
      C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre commentaire très éclairé. Je partage votre opinion sur les deux points essentiels : la livrée aluminium du P-38 et la nature de la disparition de Saint Exupéry (C:f l’une de ses dernières lettres à Sylvia Hamilton).
      J’ajoute deux points. Le premier, Saint Exupéry n’avait rien à faire, dans le cadre de sa mission, à cet endroit et à ce moment. La ligne de vol la plus directe passait par les Alpes, bien plus à l’Est. (Le commentaire ci-dessous de Pascal Hapham va dans ce sens.) Ce point amenant le second ; le P-38 avait des performances et un domaine de vol bien supérieurs au Me-109, avion de Horst Rippert -, aviateur supposé avoir abattu Saint Exupéry – et que l’on ne cite jamais. En clair, j’ai toujours milité pour la thèse du suicide, ce qui m’a valu, notamment en 2000, quelques joutes verbales avec les héritiers, dont Frédéric d’Agay…
      Je serais ravi de communiquer avec vous…
      Bien cordialement,
      Jean-Louis Chollet
      jean.louis.chollet@hotmail.com

      • Pascal Ha Pham dit :

        Bonjour Monsieur,

        J’ai bien lu votre post de même que l’article publié sur boulevard Voltaire.

        UN BLUES INTENSE
        Il est évident que le 31 07 1944 Antoine de Saint Exupéry a décolé avec beaucoup de vague à l’âme,
        un vague à l’âme profond et composite…..
        bien plus profond et composite que quiconque puisse l’imaginer ?
        Oui c’est mon intime conviction =
        entre ses femmes, ses missions, son devenir sur terre et la souffrance que lui infligeait de plus en plus son corps ….
        comment pouvait il en être autrement ?

        avez vous lu « lettres à l’inconnue » ? les dessins sont pathétiques…..
        et puis aussi, la veille… « l’affreux clin d’oeuil de la veille », quand son jeune ami et pilote MEREDITH se fait abattre au retour

        UNE DERNIERE MISSION SCELERATE
        Du côté des militaires, il est indiqué qu’initialement, Antoine n’était pas prévu dans la grille des missions de ce jour là….ni dans aucun autre planning prévisionnel d’ailleurs….
        Du côté des ses proches et amis, il est indiqué qu’il avait fait la fête toute la nuit du 30 au 31

        LE POIDS DU SOMMEIL
        vers 08H30 ce 31 07 1944….Antoine de saint Exupéry avait une profonde envie de dormir au propre comme au figuré, il n’est pas impertinent de le penser
        Dormir avec l’inconnue, dormir dans le vrombissement des puissants moteurs qui l’emportent tout la haut pour rêver….dormir pour oublier la réalité sordide de la guerre avec ses monstruosités et ses contradictions

        Ce jour là, le poids du sommeil fût plus fort que la chance.

        ALORS ?

        s’il a été abattu ? oui mais pas par un pilote allemand….par le contexte de sa vie intime, tout simplement par lui même

        s’il s’est suicidé ? oui mais pas comme on l’entend….il a tout simplement laisser son esprit divaguer…..au point de s’endormir en panne d’oxygène, en panne de perspective de vie future

        Il aurait voulu rester la haut et ne plus jamais redescendre :
        une conjugaison de pannes techniques et de pannes physiologiques lui ont donné raison
        mais on donné tort à son avion

        Voila pourquoi le mot suicide me gêne….heureusement la sémantique est riche

        bien à vous

        Pascal HA PHAM

  8. bonjour,
    Article intéressant qui pourtant ne pose pas la question essentielle :
    « que faisait Antoine de saint Exupéry au dessus de Marseille ? »
    sa mission d’observation à haute altitude, le 31 juillet 44, fut écourtée en raison d’une couverture nuageuse gênante au nord du secteur LYON / GRENOBLE / CHAMBERY (vers Chalon sur Saône).
    Cela lui empêcha probablement de prendre toutes les photos qu’il souhaitait (positions allemandes dans ce secteur) et il fit demi tour plus tôt que prévu pour rentrer à sa base de BORGO en corse (en corrélation avec les observations de radars allemands dans le périmètre de son demi tour) .
    Son plan de vol lui imposait un retour direct vers la Corse avec un franchissement de la côte Méditérannée un peu à l’est de BIOT.
    L’ile de RIOU se situe sur une route perpendiculaire et à 160 kms environ de son point de franchissement (théorique) de la côte lors du retour !!

    Aucune enquête… aucun écrit ne souligne cette anomalie importante : pourquoi Antoine de saint Exupéry s’est il dérouté d’autant, à angle droit, vers une région réputée très dangereuse qui ne faisait pas partie de ses objectifs officiels ?…
    plusieurs hypothèses / tentatives de réponse me sembleraient assez pertinentes compte tenu du drame qui s’était passé la veille au sein de son escadrille… compte tenu des positions des propriétés familiales entre Nice et Marseille….compte tenu que s’était sa dernière mission, son chef René GAVOILLE lui avait annoncé .

    Peut être aussi…..
    que le dernier de ses courriers envoyé à NELLY DE VOGÜÉ (1908 – 2003) fait partie des archives qui ne seront accessibles qu’en 2053. En effet Sous le pseudonyme Pierre Chevrier, Nelly de Vogüé publie en 1949 un ouvrage consacré à Antoine de Saint-Exupéry. Elle s’occupe de l’édition posthume de ses manuscrits : Citadelle, Écrits de guerre, Carnets. Elle dépose de nombreux documents le concernant à la Bibliothèque Nationale, qui ne pourront être consultés que 50 ans après sa mort survenue en 2003.
    En effet aussi…. le matin du 31/07/44 Antoine de Saint Exupéry avait laissé dans sa chambre une lettre pour NELLY de Vogüé…elle a été envoyée….que contenait cette lettre ?

    A méditer.

    Pascal HA PHAM

  9. HA PHAM dit :

    bonsoir,
    Un petit ajout qui n’est pas négligeable et qui renforce l’intime conviction :

    ……reprenons un témoigange qui date de 1977 et qui a été consigné dans un ouvrage réçent sur Antoine de Saint Exupéry :

    Tiré du livre écrit par Christian Antoine GAVOILLE
    « Antoine de saint Exupéry – témoignages inédits »
    (2011 édition Romain PAGE) page 113 .
    C’est l’auteur qui parle (pour mémoire C.A. GAVOILLE est le filleul de Antoine de Saint EXUPERY, il fût baptisé une semaine avant la disparition du grand pilote écrivain)

    Extrait :
    ………………………………………………………………………………………….
    ….Mais en 1977….je reçois des révélations troublantes.
    La première celle du commandant de réserve Jaeger de MONTAUBAN. Ayant retrouvé son carnet sur lequel, en 1944, il notait ses observations, il pouvait me donner les précision suivantes :  » Ses parents habitaient le village de BIOT, à 7 km au nord est d’Antibes »
    NDLR : les parents de Jaeger de MONTAUBAN.
    Le 31 juillet 1944 à douze heures précises, alerté par les tirs de la batterie Allemande installée à moins d’un kilomètre, au lieu dit la Valmasque », il se précipite avec sa maman : ils aperçoivent un appareil magnifique tout argenté, pilote en tenue sombre,sous une cabine genre plexiglas, deux moteurs, double empennage, double queue avec renflements, étoile américaine sur les plans,cocarde tricolore sur le fuselage, qui passe dans la combe assez profonde entre BIOT et la crête rocheuse des Alpes, file à très grande vitesse et à très basse altitude sur (NDRL « vers ») la mer. Il semble venir de la région de GRASSE (sommet de la Gourmette, NDLR « Courmette » avec un C), il ne parait pas en difficulté. Il n’a pas de réservoir sous les ailes. Sa maman, un camarade Marcel CAMOTTE, actuellement maire de BIOT et un autre Biotois Roger LEONE se souviennent de ce passage.
    ………………………………………………………………………………………………

    Les nombreux nombreux points qui décrivent l’avion sont cohérents et ne peuvent pas s’inventer, surtout en 1977 ….hormis les cocardes et autres identifiants l’avion de St Ex n’était pas peint.

    Il est probable qu’au moment de midi Antoine avait déjà pris sa décision (NDRL sa mission avait été écourtée à cause de la météo nuageuse au dessus de LYON CHALON sur SAONE…..) … »filer en raze mottes vers la côte puis faire un rapide crocher toujours en raze mottes vers AGAY puis La MOLE….cela prolongerait son retour d’à peine 200 km soit 1/2 heure de vol tout au plus…..avec la quasi certitude qu’aucun radar Allemand ni Allié ne puisse le détecter comme cela avait été le cas la veille pour ce pauvre jeune Lieutenant MEREDITH abattu après la détection. MEREDITH était ami avec Saint EX….

  10. Yves Provence dit :

    Un article qui apporte un éclairage nouveau et une hypothèse plausible … un « simple » accident lié à une volonté d’en faire plus pour ce dernier vol et un manque d’oxygène ?

  11. HA PHAM dit :

    Merci Yves Provence
    Cette hypothèse tient comte :
    1) des traces de détection (conservées en archives) notées à l’époque par les radars Allemands de la zone (CHAZELLES sur Lyon entre autres), en résumé ces traces consignent un seul avion détecté à partir de 10H45 puis évoluant à haute altitude entre Grenoble et Annecy avec un demi tour plein sud au dessus de la zone Annecy Grenoble vers 11h10 avec un retour plein sud vers 11H10… les notes Allemandes précisent que la trace à été perdue du côté de DRAGUIGNAN / CASTELLANE.
    NDRL : cela n’est pas anormal de perdre la trace car la portée maxi du complexe radar de CHAZELLES sur LYON était d’environ 300 km maxi… et à basse altitude les radars ne pouvaient plus détecter les avions…
    …mais des observateurs Allemands au sol signaleront eux aussi un avion isolé passant à basse altitude dans le secteur de CASTELLANE en fin de matinée du 31 07 44 mais sans mentionner l’heure exacte.

    Toujours est-il que les thèses historiques sur le déroulé du retour de la mission d’Antoine de saint-Exupéry ne semblent pas tenir compte des archives Allemandes.
    Ces archives donnent beaucoup (assez) de précisison sur l’aspect géographique et sur le timing du retour de la mission… le témoignage des 3 habitants de BIOT qui disent avoir aperçu l’avion à midi descendant la combe de BIOT en rase mottes coroborre pleinement ce zoom en précision.

    Si ce timing géographique arrivait définitivement à être acté / accepté par les historiens de l’aviation de guerre alors… d’autre thèses précédentes deviendraient définitivement fausses.

    L’histoire a horreur des choses fausses et chacun doit impérativement les combattre à sa manière et avec ses modestes moyens… et surtout avec des arguments irréfutables et reconnus…

    NDRL : la vitesse de croisière économique de cet avion est d’environ 480 km/h en moyenne altitude (650Km/h et plus en Vmax et/ou en piqué)
    En une demi-heure il avalait aisément la distance de Grenoble à Biot ou encore celle de biot à Borgo… et en 20 minutes il était capable d’aller tranquillement de BIOT à RIOU….

    sans réservoir supplémentaire l’autonomie était asse limitée mais elle pouvait allègrement dépasser les 1500 km avec bidon supplémentaire sous le fuselage.

    A bientôt

    Pascal HA PHAM

  12. HA PHAM dit :

    nota
    J’ai écrit « un retour plein sud vers 11H10″ il faut lire  » un demi tour plein sud au dessus de la zone Annecy Grenoble vers 11h10″ …..
    la sémantique peut quelquefois être mal interprétée…. si elle est mal libellée.

  13. HA PHAM dit :

    Bonjour,
    allez qq éléments supplémentaires ?
    Dans le livre « ANTOINE et CONSUELO de SAINT EXUPERY, un amour de légende »
    dépôt légal avril 2005
    Auteur Alain VIRCONDELET sur des archives de José Martinez Fructuoso,
    page 130 il est écrit écrit :
    …………………………………………………………………………
    « Promu commandant le 25 juin 1943, il commence en Tunisie des missions photographiques. Il survole AGAY qui sera détruit par les Allemands un an plus tard. Il tourne autour du chateau bâti au bord de la mer, rejoint en pensée sa mère, « ma petite maman, ma vieille maman, ma tendre maison, au coin du feu de votre cheminée…..vous qui avez eu raison dans toutes les choses de la vie ». il lui fait passer ces mots qu’elle ne recevra qu’en janvier 1944, par les soins d’un résistant……
    …………………………………………………………………………..
    Comment ignorer alors qu’un an avant sa disparition Antoine de Saint Exupéry se livrait déja à quelques escapades poétiques sur les lieu de sa jeunesse.
    Je vous donne aussi quelques indices sur les personnages qui, en son temps, instruisirent l’affaire et/ou menèrent des études d’après différentes archives et confidences Militaires Allemandes :
    JAN BOBEK
    GEORG PEMLER
    Le timing précis passe obligatoirement par eux.
    A suivre
    Bien à vous
    Pascal HA PHAM

  14. HA PHAM dit :

    bonjour,
    En réalité il n’y aura jamais de vérité sur la mort d’Antoine….
    puisqu’il va revenir tôt ou tard :
    https://plus.google.com/111604803526858580360/posts/b4zv3SYY3Nn
    le rêve et la poésie ont quelque fois besoin du plus beau des cadeaux
    une piste d’attérrissage
    elle lui manqua cruellement le 31 07 1944 !
    https://plus.google.com/111604803526858580360/posts/PmtuSY5ZYSR

  15. DENISE dit :

    Le pv du garde champetre de carqueiranne le 3/09/1944 doit etre plus approfondi pour le soldat inconnu dans le cimetière, en stage vélo en 1994 et lors de ma visite au cimetière sur le monticule de terre fleuri les villageois disaient tous que c’est ST EX qui est la. étant inconnu personne ne peut s’opposer a l’exhumation pour recherche d’ADN sur le plan juridique seul le pouvoir militaire et politique peuvent agir,cette énigme doit avoir une fin et si ces tests étaient positifs ST EX doit reposer au panthéon à PARIS avec les honneurs de la FRANCE,ses livres ont rapportés beaucoup d’argent et lui peut-etre repose comme un indigent sans sépulture décente ,c’est décevant ?

  16. HA PHAM pascal dit :

    Bonjour,
    Si je puis me permettre une fois de plus….
    Pierre CHEVRIER a publié une biographique troublante de Antoine de Saint Exupéry dans un livre édité vers 1950, soit environ 6 ans après la disparition de l’auteur du petit prince.
    Pierre CHEVRIER y précise que Antoine de Saint EXUPERY se livrait quelque fois à des entorses au réglement en faisant un détour par les chateaux de sa Famille (AGAY et La MOLE) il le faisait lors de ses retours de mission sur LYON / CHAMBERY / GRENOBLE mission qu’il affectionnait particulièrement, et on comprend pourquoi ! (il les réclamait même signale Pierre CHEVRIER dans son livre).

    Alors ? qui était Pierre CHEVRIER pour en connaître autant d’Antoine ?
    réponse ?
    Hélenne (Nelly) de Vogüé…. la très riche maitresse de Antoine de Saint EXUPERY avec laquelle Antoine eu aussi des échanges épistolaires nombreux jusqu’à la veille de sa disparition le 31 07 1944. Elle avait choisi le pseudo « Pierre CHEVRIER » pour signer son livre.

    Les lettres d’Antoine – avec probablement de nombreuses révélations et de nombreuses photos ne seront dévoilées qu’en 2053 car ce fut la dernière volonté de Hélenne (Nelly) de Vogüé, à sa mort, en 2003.

    Il devient alors évident que Antoine de Saint Exupéry avait pris la mauvaise habitude de faire un petit crochet de 70 / 80 km (sur la droite en direction de Marseille) avant de regagner la Corse lors de ses missions de reconnaissance aériennes sur LYON.

    Le livre signé Pierre CHEVRIER publié en 1950 est un élément très important pour mieux comprendre pourquoi l’épave de son avion fut retrouvée au large de l’ile de RIOU

    bien cordialement

  17. HA PHAM pascal dit :

    Quelques aperçus du livre d’époque signé « Pierre CHEVRIER »
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/L8m3d57Azpx
    Bien à vous

  18. HA PHAM pascal dit :

    Et pour rêver encore plus au dernier vol de Antoine :
    LE LIGHTNING P38

    mai 2013
    un vol sympa dans un avion
    similaire à celui abord duquel disparaissait Antoine de Saint EXUPERY le 31 07 1944

    https://www.youtube.com/watch?list=UUEYj94UoMiOr5znSwbbqf2Q&v=6McV4L_K7xA

    désolé pour la pub….mais il est assez facile d’en faire abstraction : le ciel et les nuages resteront à jamais la plus belle des publicités

  19. HA PHAM pascal dit :

    Bonjour,
    En amont de sa dernière mission quelles ont été ses dernières reconnaissances ?
    Les lockheed P 38 Ligthning s’envolaient régulièrement de BORGO en CORSE, pour des missions au dessus du sud est de la France.
    L’avion P 38 de ST EX n’était jamais armé : il etait équipé de caméras / appareil photos pour effectuer des reconnaissances photographiques au dessus du territoires Français occupé par l’ennemi :
    La liste des dernières Missions ST EXUPERY 1943 1944 est consultable par ce lien :
    http://deji.chez.com/se_fra/document/mis43-44.htm
    elle fût établie après guerre par le lieutenant colonel René GAVOILLE (ii fût le chef d’escadrille de ST EXUPERY et un de ses meilleurs amis)
    Certaines de ces missions fûrent mémorables….celle du 29 juin 1944 la plus périlleuse de toutes, et, un mois plus tard celle du 31 juillet 1944 dont il ne revînt pas….
    bien à vous

  20. HA PHAM pascal dit :

    Bonjour,
    Un pilote d’avion vient d’apporter un éclairage intéressant puisqu’il a effectué le survol de la côte d’une manière similaire à ce que Antoine de Saint EXUPERY a probablement pu faire le 31 07 44 lors de sa dernière mission.
    Son commentaire est visible en fin du post suivant :
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/iXkaXJFTsnt?cfem=1.

    bien à vous

  21. HA PHAM pascal dit :

    Bonjour,
    un nouveau sujet d’interrogations au sujet de la dernière mission de Antoine de Saint EXUPERY : le redoutable complexe radars Allemend de MARTIGUES aurait du détecter l’avion d’Antoine, et il est impensable qu’Antoine se soit jeté dans la gueule du loup de cette façon !
    Voir mon blog :
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/fb9USD9YjJB
    bien à vous.
    Pascal HA PHAM

  22. HA PHAM pascal dit :

    Bonjour,
    je partage à nouveau, avec vous, le fruit de mes travaux et réflexions :
    Antoine de saint EXUPERY savait déjouer mieux que quiconque le redoutable maillage des bases radars Allemandes…..
    qu’en était il au matin de ce 31 07 1944 ?
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/9Bs5K8786jY

    bien à vous

  23. HA PHAM pascal dit :

    bonjour le joli sud,
    « Voici venir l’automne de l’humanité
    la mystérieuse dernière mission de de Saint EXUPERY vole t elle encore entre les feuilles jaunies d’archives oubliées et/ou négligées ? »

    avec un développement de cette réflexion dans ce lien :
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/bNf2x8t8xcK

  24. GARRO jean pierre dit :

    J’ai entendu ces jours-ci à la radio, Luc Vanrell l’inventeur de l’épave du P38 (l’avion de St-Ex), révéler un fait jusqu’alors sinon secret, tout au moins « discret ».
    Il a trouvé dans le cockpit ce qu’il avait d’abord cru être un chiffon, mais qui, à l’examen, s’est révélé être un bas de femme dont le pied avait été découpé.
    Il précisait que le mode de tissage n’avait été employé en France qu’a partir de 1952, ce qui impliquait que St-Ex ait ramené ce bas de femme des Etats-Unis.
    Quelqu’un a-t-il des infos complémentaires ?

  25. HA PHAM pascal dit :

    Bonjour,
    Dans les archives INA existe (daté en 1984) un précieux témoignage du chef d’escadrille de Antoine de Saint EXUPERY sur les risques physiques liés à ce type de mission de reconnaissance

    et aussi quelques petites révélations extraites d’un livre paru dans les année 50 et écrit par Marcel MIGEO : Antoine affectionnait particulièrement les missions sur LYON / GRENOBLE / ANNECY…la raison y est clairement expliquée

    lien :
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/aJLTYnvHK3R

    bien à vous

  26. HA PHAM pascal dit :

    bonjour,
    Un nouvel article dans mon blog,
    En paralelle à la dernière mission de Antoine de Saint EXUPERY
    que s’est il passé d’autre ce matin du 31 juillet 1944 ?
    https://plus.google.com/u/0/111604803526858580360/posts/DM9CANu9p8M
    il me semble très important de le souligner.
    On comprend mieux le contexte général qui régnait dans le sud est de la France ce jour là….
    et les jours d’avant…..
    et les jours d’après…..
    Bien à vous

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